Dimanche 14 septembre 2008
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17:06
Jeudi 28 aout
Nos vacanciers ont repris le train. Depuis que Daniel était arrivé en
métropole, nous avions prévu d'aller retrouver Alain et Cathy chez eux, dans la baie de Pouldohan, à coté de Concarneau. Belougas a ramené de Guadeloupe, du matériel qui leur appartient et
nous devons aller leur rendre.
Nous connaissons bien Concarneau, mais pas ce petit bras de mer où se niche leur maison. Alain nous a certifié que nous pourrions mouillé au pied de leur demeure.

4h30 : Ouverture des portes. Nous voilà parti pour un petit tour de Bretagne.
Pas beaucoup de vent. La progression est lente.
Au milieu de l'après midi, nous parvenons à hauteur des 7 Iles, face à Perros Guirec.
Le courant et le vent dans le nez et Panne de moteur. Après avoir tiré des bords carrés pendant 2 heures devant l'ile aux Moines, sans gagner de distance, nous finissons par prendre un coffre à
l'ile aux Moines. On verra demain ! Toute une journée pour en arriver là !
Vendredi 29 aout
Départ du mouillage au petit jour, vers 7 heures. Encore moins de vent. Le courant dans le nez. Le moteur ? Toujours capricieux. Mais on trouve la parade : POMPER !
Non, ce n'est pas ce que vous croyez. Il pompe pour réamorcer la pompe de gasoil.
Toute la journée, nous nous sommes relayer tous les trois, pour pomper. Dès que l'on arretait, le moteur calait. Et toujours pétole !
Objectif : L'Aber Wrac'h afin de trouver un mécano pour faire réparer.
On arrive au nouveau port de l'Aber Wrac'h vers 17 h00. Daniel part à la recherche du mécano qui promet de passer dès 9 h le lendemain matin.
On a donc la soirée pour faire connaisance avec ce nouveau port. Certain ne le trouve pas très beau. Franchement, nous la seule chose que l'on retiendra, c'est la confort de trouver de telles
installations dans un endroit incontounable quand on doit passer la pointe de Bretagne.
On est amarré devant le Recouvrance. (on croyait que tous ces flaneurs venaient pour nous !)
samedi 30 aout
9 h00 le mécano est à bord et le moteur marche evidemment. Du coup, il ne
fait rien. Parle de saleté dans gazoil (ce que l'on savait déjà). Il nous propose de sortir le reservoir, le vider, le nettoyer... Mais monsieur, le reservoir, il est soudé dans la
coque ! Ah, alors il ne nous propose plus rien. 15 € pour le déplacement et au revoir. On se débrouillera.
On part tranquillement vers 10 h 00. Il fait beau. Le moteur tient... le temps de sortir du chenal de l'Aber Wrac'h. C'est pas grave, il y a un petit vent, le courant est avec nous, on hisse le
spi.
On rejoint la Recouvrance parti un peu avant nous.
Il fait très beau. Petite séance bronzing sur le pont. On avance bien, on passera le chenal du four avec un petit contre-courant, mais ça ira. ( il faudra quand même pomper)
Passage du phare du four impeccable, puis soudain purée de pois. Plus aucune visibilité.
On s'engage dans le chenal avec une visibilité d'environ 1 longueur de bateau. Isa à la barre, Daniel à la nav et Etienne... à la pompe. On s'aide du radar pour localiser bateaux et balises et on
passe. Ouf, ça c'est fait.
On arrive au passage du raz de Sein , visibilité à peine meilleure, toujours un épais brouillard, juste avant la tombée de la nuit. Le courant et le vent sont avec nous, ça passe bien.
Le passage du raz de sein dans le brouillard.
En route pour Concarneau. Ca devrait aller tout seul maintenant.
Que nenni ! C'est une longue nuit d'orages violents (on a réussi à en prendre un de vitesse) , de fortes rafales, de grande houle, de pluies, de grêle, de très mauvaise visibilité, de froid,
de train de pêcheurs à éviter... qui sournoisement se préparait. 5 h du matin, on parvient à hauteur de l'Ile des Moutons au sud de la baie de Concarneau. Les éléments se sont calmés. Nous
avonçons vite. Ne connaissant pas la baie de Pouldohan, nous ne souhaitons pas arriver de nuit. Nous sommes fatigués, nous avons hâte d'arriver et pourtant, nous réduisons les voiles au
maximum afin de ralentir le bateau. On parvient à l'entrée au lever du jour et sans trop de difficulté nous trouvons le petit mouillage au pied de la maison d'Alain et Cathy.
La maison d'Alain et Cathy cachée dans les arbres.
L'endroit est magnifique.
D'autres photos dans l'album
Alain vient nous aider à positionner les ancres. Un super accueil, une bonne douche et on solide petit déjeuner. C'est royal !
Nous sommes enfin arrivé !
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Nous passons la journée de dimanche en compagnie d'Alain et Cathy et découvrons un peu l'endroit.
La journée de lundi est consacrée au nettoyage du réservoir de gazoil.
Daniel se charge de vider le réservoir. Merçi a Alain pour avoir mis a notre disposition deux grandes poubelles de 100 litres qui accueillent notre carburant. Ensuite, Daniel et Etienne nettoient
de leur mieux le reservoir. Les parois sont difficilement accessibles.
Le petit gabarit d'Etienne
lui permet de se faufiler "dans" le reservoir
On filtre tout le gazoil avant de le remettre dans la cuve et nettoyage des filtres...
Esperons que cela resolve nos soucis de moteur.
On pensait repartir dès mardi, mais la météo ne nous le permet pas.
on passe la matinée du mardi dans le bateau, à jouer aux cartes. La marée est haute, le vent et le courant tellement forts que nous ne pouvons même pas rejoindre la rive, pourtant toute
proche, avec l'annexe.
L'après midi est plus calme, rangement, quelque voyages jusqu'à la maison avec un jerrican pour completer notre reserve d'eau, quelques courses...
mercredi 3 septembre
Il faut y aller ! Encore partir avec la bonne marée. Et un nouveau départ vers 4 h 30.
Il fait frais, mais le temps est clément.
Progression tranquille jusqu'au Raz de Sein, que l'on atteint en milieu d'après midi. On est un peu en retard sur l'heure idéale et du coup les conditions ne sont pas les meilleures. Le
passage du Sein est fidèle à sa réputation. Un courant violent, que le moteur a bien du mal à étaler, une mer très forte avec des vagues à 3-4 mètres. Au moins, pas de brouillard
cette fois. Le phare de la Vieille et la tourelle La Plate sont parfaitement visible ( et beaucoup trop proche de nous, attention !)
Belougas a été très vaillant,
Etienne même pas impressionné.
Voilà, le Sein est derrière nous,
en avant pour le chenal du Four.
Le vent est bien établi, petit Belougas avance bien. On enchaine sans difficulté le passage du Four. Cette fois, on peut admirer la pointe de la chèvre, les tas de Pois, l'entrée de la rade de
Brest, la pointe St Mathieu...
La pointe St Mathieu
On décide de s'arreter de nouveau à l'Aber Wrac'h ou nous arriverons vers minuit. 100 miles de parcourus depuis notre départ ce matin.
jeudi 4 septembre
Départ à 7h30. Beaucoup trop tard, on le savait, mais pas eu le courage de quitter la couette avant.
La météo s'annonce désastreuse à partir de cette nuit. Il faut regagner Binic au plus tôt au risque d'être bloqué dans un quelconque port pour 1 ou 2 jours. On doit arriver à Binic pour 23 h
maxi, sinon le port sera fermé. Plus de temps à perdre.
On avance bien. Les conditions sont bonnes. Le temps commence à changer un peu avant l'ile de Bréhat. La dépression annoncée arrive. On s'est vite rendu compte, qu'il serait très dur d'être à
l'heure à Binic. efectivement, il nous manquera 1h30. On s'arrete donc à St Quay Portrieux (à 1/2 h de Binic !) vers minuit. Dodo et demain matin départ vers 8 h pour être au port à notre place
vers à 9h.
vendredi 5 septembre
Le vent a soufflé fort cette nuit. Il souffle encore. Un avis de coup de vent est en cours. Force 8. Tant pis, on y va quand même. A peine 5 miles à parcourir.
Sorti du port, la mer est agitée, direction Binic au moteur, face au vent. Le vent forci encore, le brouillard tombe. Une rafale plus forte que les autres (45 noeuds), le lezy bag (la housse de
la grand voile) s'ouvre et la voile se déploie d'environ un tiers de sa surface. Le vent s'engouffre dedans, sous l'effet le bateau fait demi tour, repart dans l'autre sens et moins de temps
qu'il ne faut pour le dire, on se retrouve... à St Quay.
Une accalmie (relative) quelques minutes plus tard, nous permet de tout remettre en place et de refaire route sur Binic.
Finalement, on parviendra à prendre notre place vers 10h30. Le vent était fort dans le port et la manoeuvre ne fut guère aisée.
Le moteur a à peu près tenu, il a fallu tout de même encore quelques coup de pompe.
Un petit merçi à notre ami Yann, maitre de port à Binic, qui, même s'il est arrivé juste un peu trop tard (la 1ère amarre était en place), a tenu à venir nous prêter main
forte.
Ca y est nous voilà de retour à la maison.
Conclusion : On a passé une semaine très sympa !
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